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New victoria

mercredi 9 mars 2016

Edition : Bragelonne
Prix : 28€

Après une série de catastrophes, l’humanité a créé une société calquée sur la société victorienne. Nora Dearly achève une année de deuil après le décès de son père, un influent médecin. Alors que sa tante ne songe qu’a la marier pour assoir son statut social, Nora est enlevée par un groupe de zombies...

Commençons par les points positifs : le livre - l’objet- est magnifique. Belle couverture et tranches dorés. Maintenant, les défauts. [1]

Le premier problème que j’ai eu concerne l’univers. Lia Habel choisi de créer une société post apocalyptique dystopique basée sur l’époque victorienne. Soit. Le problème est que, cette société n’est justifiée par rien, si ce n’est que l’époque victorienne, c’est cool... Rien ne vient expliquer le choix des élites si ce n’est que "c’était mieux avant". Mais bon, acceptons cette société comme prémices de l’histoire. Après tout, il faut reconnaître que l’univers décrit à belle allure avec ses fiacres électriques, ses tablettes tactiles en cuivre, ses lampes à pétrole... Hein ? Mais pourquoi mettre des lampes à pétroles alors que ce monde connaît l’électricité ? Ca n’a aucun sens, si ce n’est, encore une fois, pour faire cool... Bon, passons à l’histoire.

Donc Nora Dearly vit dans une société dystopique et s’y sent inadaptée (elle s’intéresse d’avantage aux documentaires sur les guerres qu’aux robes, refuse de se marier pour avoir une situation, ...). Nous allons donc avoir une femme, battante, qui va lutter contre la société pour faire accepter ses choix et faire valoir la liberté des femmes... Et bien, en fait, non. Jamais la société à laquelle elle appartient ne sera remise en question. Bon, mais elle est forte, alors elle va poutrer du zombie par paquets de douze, non ? Et non, ça c’est sa meilleure amie (dont l’évolution est beaucoup plus intéressante), elle se contente de rester bien à l’abri des combats, protégée par son chéri.

Parlons en d’ailleurs du chéri. Car New Victoria est avant tout une histoire d’amour. Entre une vivante et un zombi. et qui se passe en une semaine, grosso modo. Une semaine pour tomber amoureuse d’un zombi. Je pense que si je rencontrais une zombie, il me faudrait plus de temps que ça pour tomber amoureux [2] et surtout pour dompter toutes les interrogations que cela soulèverait... Ici, non. Rien de tout ça. Ajouter à cela un méchant ultra-téléphoné et le tableau sera complet.

Mais tout n’est quand même pas noir. On trouve quand même des idées sympas, comme, par exemple, les banques reconverties en églises.

Finalement, même si j’ai quand même grincé des dents à plusieurs reprises en cours de lectures, ce premier tome se laisse lire. D’autant plus si l’on garde à l’esprit que l’auteur n’avait que vingt ans lors de l’écriture. J’espère toutefois que le second tome corrigera les défauts et répondra plus à mes attentes.


Notes

[1] Oui, je sais, je suis de mauvaise foi.

[2] Rhalala, les préjugés...

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