Arkhama.free.fr
Port > Critiques de bandes dessinées > Satsuma, l’honneur de ses samouraïs

Satsuma, l’honneur de ses samouraïs

Manga humaniste

dimanche 18 mai 2008

Comment vivait les samouraïs dans le Japon du XVIIIe siècle ? Hirata Hiroshi nous invite à découvrir les samouraïs de Satsuma, réputés à l’époque comme parmi les plus fier et qui devront pourtant mettre de côté leur honneur pour devenir de simple ouvrier et, ainsi, protéger leur fief.

CouvertureFin 1753. Afin d’affaiblir le fief de Satsuma, considéré comme potentiellement dangereux pour lui, le shogunat Tokugawa décide de l’obliger à financer et réaliser intégralement les travaux d’aménagement de digues à quelques 1000 km du fief. Devant le déshonneur d’être traité comme de simples manœuvres et le montant des travaux exigés, alors que les samouraïs les plus pauvres sont déjà obligés de travailler comme artisans pour survivre, la révolte gronde. Ceux de Satsuma vont donc devoir choisir entre un soulèvement contre les Tokugawa ou mettre de côté leur honneur de samouraïs et supporter l’insupportable.

Fan de Kenshin, Kyo et autre shônen du type "je-te-tue-à-trois-mètres-rien-qu’avec-le-déplacement-d’air-de-mon-sabre", passez votre chemin. Basé sur des faits historiques, l’œuvre de Hirata Hiroshi n’a pas pour but de nous présenter une succession ininterrompue de combat mais plutôt ce qu’était la vie des samouraïs en période de paix. On découvre ainsi que les samouraïs de classe inférieures (les gôshis) ne pouvaient vivre de leur statut de samouraï et devait exercer des activités annexes :charpentier, tonnelier... De même, si les gôshis possède droit de vie et de mort sur les paysans, une simple lettre d’explication donne aux jôkashi (samouraïs de classe supérieure, vivant au château de leur maître) le même pouvoir sur les classes inférieures.

Couverture Le manga est donc construit sous la forme d’une successions de saynètes, montrant, dans une première partie, les tensions existant au sein du fief de Satsuma et la rancœur accumulé par les gôshis, puis les humiliations infligés par le shogunat et les manœuvres de celui-ci dans le but de discréditer et d’affaiblir le fief.

On retiendra donc de ce manga un côté profondément humaniste et la rencontres avec des hommes dont l’honneur a été bafoué pour des jeux politiques même si l’extrême violence de certaines scène n’en font clairement pas un manga à mettre entre toutes les mains -les premières planches en constituent d’ailleurs un bon exemple.

Partager sur Facebook Delicious Digg! submit to reddit

Salle des cartes | Cabine du capitaine | Site armé par  SPIP | © Arkhama.free.fr